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Journée internationale des migrants : pour Bien Vivre à Chalon 2020, il est temps d’assumer ce que nous avons provoqué

By Joannie Kaag   |    No Comment    |    

La France n’a toujours pas ratifié la « Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille » adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU le 18 décembre 1990. Pour le rappeler et exiger sa ratification par l’Etat français, des associations et des collectifs organisent aujourd’hui une marche.

Dans notre belle ville, Bien Vivre à Chalon marche aux côtés du Collectif Chalon solidarité migrants, de la LDH, la CIMADE, l’ASTI, l’ACAT, l’ABAR, le CCFD, ATD Quart monde, les accompagnants au commissariat…

Nous tenons d’autant plus à prendre part à cette marche que, parmi toutes celles et ceux qui se trouvent contraints de quitter l’endroit qui les a vus naître, beaucoup le font désormais pour des raisons environnementales et climatiques.

Selon les estimations de l’ONU, 250 millions de personnes seront d’ici 2050 forcées de s’exiler à cause des bouleversements du climat. Un chiffre qui, selon la Banque mondiale, pourrait être réduit de 80 % si la communauté internationale, tout en aidant financièrement les zones impactées, intensifiait ses efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre…

Pour la seule année 2015, l’IDMC de Genève, le principal organisme international de surveillance des déplacements internes provoqués par les conflits dans le monde entier, estime que 18,9 millions de personnes ont été déplacées sous le coup de phénomènes climatiques extrêmes (inondations, sécheresses, tempêtes).

Ces bouleversements du climat, les personnes qui se déplacent n’en sont pas responsables. Les différents rapports du GIEC, comme les travaux scientifiques sérieux, l’ont depuis longtemps établi : les responsables, ce sont des pays tels que la France, industrialisés et économiquement développés.

Aujourd’hui, tout en s’exonérant de leurs lourdes dettes climatiques, ces pays entendent ne pas assumer les flux migratoires qu’ils ont engendrés. Ils se barricadent derrière des frontières militarisées et une administration kafkaïenne puis refoulent sans ménagement ceux qui sont parvenus au péril de leur vie à rejoindre « leur » territoire. Tout en regardant ailleurs, ils pratiquent sans états d’âme une politique de double peine.

Pour Bien Vivre à Chalon, la journée du 18 décembre est l’occasion de dire que cette politique doit cesser et qu’il est plus que temps d’assumer le cauchemar climatique et les drames humains que nos sociétés industrialisées ont provoqués.

Mourad Laoues, Tête de Liste pour la liste Bien Vivre A Chalon 2020

Sabine Blondeau, Porte-Parole pour la liste Bien Vivre A Chalon 2020

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